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Non-résident : Comment faciliter l'obtention d'un crédit immobilier ?

L’image d’Epinal du banquier de confiance qui décide seul de l’octroi du crédit à un client de longue date a été largement écornée ces dernières années. Les changements réglementaires depuis 2008 et la centralisation de la fonction crédit ont conduit à une perte presque complète d’autonomie de votre interlocuteur bancaire. Dans la plupart des cas, la décision d’accorder un crédit est prise par une succession de comités centralisés. Cela impacte directement les français de l’étranger qui sont, par définition, hors des critères classiques des banques françaises. Nous allons étudier quelques bonnes pratiques qui pourront faciliter l’obtention du crédit immobilier :

Avoir une bonne relation avec son banquier

Garder contact avec son banquier français peut sembler inutile lorsque l’on vit à l’étranger et pourtant c’est une des solutions les plus efficaces. Entretenir la relation avec son banquier en France est primordiale, car elle est décisive pour la réussite de certains projets, en particulier pour l’investissement immobilier.
Il est désormais rare de garder le même conseiller bancaire sur des décennies. Tous les 3 ans les banquiers changent de poste, d’agence ou obtiennent une promotion. Votre conseiller est remplacé par une nouvelle personne. Il est important de se présenter lorsque l’on est de passage en France, et de maintenir un contact par mail ou téléphone entretemps.

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Ramener de l’argent pour clarifier sa situation financière

Lors d’une demande de crédit, la banque va regarder de près votre situation financière et votre stabilité professionnelle. Pour cela, transférez de l’argent régulièrement de votre compte local vers votre compte en France. Il est important de comprendre que les avoirs à l’étranger n’ont que peu d’importance pour un banquier français.

Prévoir un apport

La plupart des banques françaises vont exiger un apport pour octroyer un crédit immobilier à un français de l’étranger. Nous constatons régulièrement des demandes de 20% à 30% du montant de l’investissement. Ceci peut être complété ou remplacé par des sommes à mettre en garantie à la banque pour couvrir un défaut sur le remboursement.

Épargner

Une fois l’argent ramené en France, il faut le faire travailler. Si la plupart des banques refusent d’ouvrir une assurance-vie à un Français de l’étranger, cela reste tout à fait possible à condition d’avoir le bon interlocuteur. EXPATRIMO peut vous aider en ce sens.
Placer mensuellement ou trimestriellement sur différents supports permettra de rassurer la banque quant à votre capacité d’épargne. Différentes options seront disponibles permettant un placement totalement sécurisé ou une prise de risques et des gains substantiels via des produits boursiers, immobiliers ou structurés.

Les fausses bonnes idées :

Si un transfert international vers la France est normalement simple, certains pays limitent les sorties de capitaux de façon légale, ou en rendant l’opération couteuse et complexe. Nous observons différentes astuces régulièrement utilisées, mais fortement déconseillées :

  • Échanges monétaires informels : Je donne l’argent local à une personne, qui me transfert l’équivalent de son compte personnel en France vers le miens. Ce type d’opération est à proscrire, car elle peut s’apparenter à du blanchiment, si elle est répétée avec des personnes différentes.
  • Donner une de mes cartes locales à une personne de confiance pour faire des retraits en France et les déposer en liquide sur mon compte. Outre le danger potentiel d’une telle opération, des dépôts réguliers d’argent liquide sur un compte peuvent aussi s’apparenter à du blanchiment d’argent et entrainer la fermeture du compte.
  • Utiliser les plateformes de cryptomonnaie : Outre le risque de variation importante des courts de ces supports, les cryptomonnaies sont souvent associées à des transactions plus en marge de la légalité et seront donc difficiles à justifier à l’arrivée dans la banque finale.

Au-delà du risque intrinsèque, ces méthodes n’inspirent pas confiance aux institutions bancaires françaises. Bien que votre conseiller puisse vous aider dans la banque au quotidien, si une alerte est émise cela se fera au niveau du siège « risque et fraude », et ce sera un frein à l’obtention du crédit.

Même si cela peut sembler plus complexe, il est préférable d’effectuer ses transferts via votre banque locale en fournissant les documents nécessaires. Afin de limiter les frais et le temps nécessaire, il est opportun d’effectuer deux ou trois virements par an, plutôt qu’un virement mensuel.
Avec cette méthode et en prévenant votre conseiller bancaire en France, vous évitez le flou, les interrogations et montrerez de manière précise les sommes que vous avez économisées. Des écritures de comptes claires permettront à votre banque de jauger votre capacité à rembourser un emprunt et de vous accorder le crédit plus facilement.

 

Selon votre situation personnelle ou financière, diverses sources de financement sont possibles. Grâce à nos partenariats, nous accompagnons nos clients vers les solutions les plus adaptées.

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